Le plan de financement
de l'exportation
Besoins
de financement | Capacité de financement
Une fois les besoins de
financement évalués à court et à moyen termes,
l'entreprise doit s'inquiéter de connaître sa capacité de
financement, c'est-à-dire déterminer dans quelle mesure elle sera
contrainte de recourir aux ressources internes et aux marchés financiers
pour couvrir ses besoins de trésorerie et de financement. Sur base de
cette analyse, elle décidera vers quels modes
de financement elle se tournera.
Pour analyser sa capacité de financement,
l'entreprise évaluera les sept critères suivants :
- le
fonds de roulement :
des sorties de trésorerie importantes sont à prévoir avant
toute entrée de trésorerie. En conséquence, la situation financière
de l'entreprise doit être solide. Les exigences
sont différentes suivant les buts que l'entreprise se fixe, mais un renforcement
du fonds de roulement sera nécessaire dans presque tous les cas ;
Il
est conseillé de ne jamais financer des frais d'approche et de mise en
route d'une activité internationale avec des fonds d'emprunt ! Le succès
à l'exportation demande le plus souvent un soutien financier à long
terme qui ne peut être basé uniquement sur des sommes
empruntées. Dans l'hypothèse où le marché s'avèrerait
peu porteur, l'entreprise se trouverait endettée sans disposer du chiffre
d'affaires escompté pour assurer les remboursements. La première
approche d'un marché exige de la part de l'entreprise une stabilité
financière que celle-ci assoira sur des ventes intérieures stables
ou d'autres sources lui assurant des mouvements de trésorerie fiables.
- le
seuil de rentabilité :
l'entreprise doit connaître le niveau de vente sur le marché
convoité qui lui assurera au minimum la couverture de ses coûts
fixes et variables. L'entreprise dispose-t-elle des capacités de
production suffisantes pour atteindre ce seuil de rentabilité ? ;
- l'indépendance
financière :
elle est fondamentale car l'entreprise ne pourra jamais saisir les
opportunités que peuvent offrir les marchés étrangers si
sa stratégie financière dépend uniquement de fonds
extérieurs. Les capitaux propres doivent être les plus importants
possibles, dans la limite d'une bonne rentabilité ;
- l'utilisation
de la capacité d'autofinancement :
elle ne doit pas servir à payer les intérêts des emprunts
ni à rembourser les dettes antérieures. Une marge doit être
laissée pour les actions futures ;
- l'affectation
du bénéfice :
les actionnaires de l'entreprise peuvent-ils fournir un effort
supplémentaire permettant de financer l'implantation sur le
marché considéré ? ;
- la mobilisation
des soutiens à l'exportation : a-t-on les compétences suffisantes
en interne pour utiliser les facilités offertes par la loi et les mécanismes
d'aides mis en place par les pouvoirs publics (tels que fiscalité,
prêts bonifiés, aides
à l'exportation, assurances-crédit
publique, ...) ? ;
- la capacité
d'endettement : une fois le potentiel de vente sur le marché assuré,
l'entreprise peut devoir recourir aux capitaux extérieurs afin de
développer ses activités (par exemples payer une partie du rachat
d'un réseau commercial local, augmenter sa capacité de production,
investir dans du matériel améliorant sa productivité
ou la qualité de ses produits). Dans quelle mesure l'entreprise
peut-elle s'adresser aux banques pour réaliser un emprunt ?
Dernière mise à jour: Sep-2007