Les techniques
de paiement international
Encaissement direct
| Contre-remboursement | Compte à l'étranger |
Remise
documentaire | Crédit documentaire | Affacturage
Nous
désignons sous l'expression « encaissement
direct » les opérations d'encaissement dans lesquelles
le paiement du vendeur n'est pas conditionné par la remise en
banque de documents destinés à prouver qu'il a rempli ses
obligations. Le règlement étant effectué sur
l'initiative de l'acheteur, cette technique de paiement ne peut
être utilisée qu'entre partenaires qui se connaissent de
longue date ou entre lesquels le rapport de force est fortement
déséquilibré.
Il existe différents types d'encaissement
directs :
L'encaissement simple 
L'encaissement
simple vise un encaissement de documents financiers (le plus souvent une
traite) par la banque du vendeur. Par cette procédure, l'exportateur envoie
directement
à son acheteur
tous les documents représentatifs des marchandises
expédiées (factures, documents de transport ou titres
représentant le droit de propriété sur les marchandises)
en tirant une traite à vue sur lui qu'il remet
à
son banquier pour encaissement. Par cette procédure, l'acheteur
paie généralement directement l'exportateur sans attendre
la réception des marchandises.
Ne
confondez pas encaissement
documentaire et encaissement
simple ! Le terme « encaissement simple » vise un encaissement de documents
financiers par la banque non accompagnés de documents commerciaux (qui
sont, quant à eux, remis directement à l'acheteur). L'encaissement simple
n'est pas à ce titre une technique de paiement documentaire.
Le paiement à la commande

Un
paiement à la commande correspond à un paiement anticipé.
Ce mode de paiement suppose de la part de l'acheteur une confiance
absolue à l'égard de son fournisseur étranger car il
lui paye une marchandise qu'il n'a pas encore reçue et qui
peut-être n'est même pas encore fabriquée.
Pour
l'exportateur, il s'agit de la technique de paiement la plus simple
et la plus sûre (le risque d'impayé est quasi inexistant),
mais il s'agit d'une des plus mauvaises d'un point de vue
commercial et des plus difficiles à faire accepter par l'acheteur.
Elle s'opère en effet complètement au détriment des
intérêts de l'importateur qui supporte tout le poids
financier de l'opération. De plus, elle est souvent traduite par
ce dernier comme un sentiment de méfiance de l'exportateur
à son égard.
L'exportateur doit néanmoins se montrer vigilant
et ne pas estimer que grâce à cette technique de paiement, il est
à l'abri de tous risques, car :
- la
réglementation des changes de nombreux pays interdit ce type de contrat.
En effet, pour ces pays, les fonds ne peuvent être
transférés à l'étranger qu'après
avoir prouvé que les marchandises qu'ils couvrent ont bien
été expédiées à destination du pays. Pour
certains pays, même, les fonds ne seront transférés
à l'étranger qu'après dédouanement des
marchandises à destination ;
- de plus, l'acheteur
peut diminuer le risque inhérent à ce genre de contrat en exigeant
de son fournisseur, en contrepartie de son versement, une garantie
bancaire de remboursement au terme de laquelle une banque s'engage à
le rembourser si les conditions d'appel à la garantie sont remplies
(exemple : non conformité des marchandises expédiées
par rapport au contrat commercial).
Le paiement à la facturation

L'exportateur
envoie une facture commerciale à son client. Celle-ci peut être
payable à vue ou à échéance avec un des
instruments de paiement.
C'est le client qui garde l'initiative du règlement. Cette
technique est donc souvent à déconseiller car l'exportateur
ne conserve pas la maîtrise du paiement, sauf s'il adjoint à
sa facture une
lettre de change.
Le paiement ex-usine 
Certains industriels exigent que les
marchandises soient payées dès qu’elles sont prêtes pour expédition. Ils
veulent de la sorte éviter que les paiements de leurs marchandises soient
tributaires des dates de départ des transports et de leurs durées.
L’acheteur doit donc payer les marchandises dès leur sortie d’usine et
s’occuper de leur acheminement.
Si
ce type de contrat est avantageux pour le vendeur qui voit ses besoins de trésorerie
et son risque diminuer, il peut poser des problèmes à l’acheteur car c’est
lui qui doit gérer le transport et les formalités douanières au départ
d’un pays qu’il ne connaît peut-être pas. Il risque donc dans de nombreux
cas d’y rencontrer des difficultés logistiques et administratives. De plus, l'importateur
ne peut déterminer avec précision quel sera le prix de revient des
marchandises qu'il aura achetées. Il devra d'ailleurs veiller à
ne pas sous-estimer les difficultés qu'il pourrait rencontrer ainsi que
le coût du ré-acheminement, se laissant gruger par un prix de vente
des marchandises particulièrement intéressant par rapport à
un fournisseur équivalant mais qui a remis une offre sur base CIF,
par exemple.
Dernière mise à jour: Sep-2007