Dès le moment où une entreprise entend exercer des activités internationales, elle doit s'inquiéter de la politique de couverture à mettre en oeuvre pour se protéger contre le risque de transaction lié aux ventes futures en devises étrangères. La naissance du risque de change n'a pas lieu de manière instantanée au moment de la facturation. Ce risque doit être pris en compte bien avant, dès l'émission de l'offre, du catalogue ou de l'appel d'offre. De plus, il est important que l'entreprise se fixe des « seuils de tolérance » face à ce risque. A partir de quel moment se couvrira-t-elle ? Quel niveau de risque est-elle prête à assumer ?
La naissance du risque de transaction
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L'entreprise doit tenir compte de l'entrée
en risque de change bien avant la connaissance exacte de la teneur du contrat.
La gestion du risque peut se réaliser dès l'émission de
l'offre ou du catalogue des marchandises proposées dans le cas d'opérations
d'exportation, ou de la commande dans le cadre d'activités d'importation.
Toutefois,
tenir compte du risque de change le plus tôt possible ne signifie pas se
couvrir systématiquement, mais gérer activement son risque. Cette
gestion conduira le trésorier de l'entreprise à
s'interroger sur la méthodologie de couverture à mettre en
oeuvre. En effet,
les techniques de couverture
ne doivent pas s'appliquer de manière indifférente et
uniforme aux différentes opérations internationales. Certaines
seront plus adaptées que d'autres aux circonstances
particulières, notamment par rapport au type de client que vous aurez face
à vous (son pays, vos rapports de force, ...). Ces techniques, de plus,
ont des coûts variés, qu'il est également important
de prendre en compte dans votre analyse de rentabilité de
l'opération concernée.
La détermination des seuils
de tolérance ![]()
L'entreprise doit déterminer ses propres seuils
de tolérance face au risque de change de transaction. Les trois possibilités
qui s'offrent à elle sont les suivantes :
L'entreprise
veillera à la qualité de la communication entre le financier, qui
aura la protection du risque de change dans ses attributions, et le staff commercial.
Il est important que ces acteurs s'accordent sur les concessions éventuelles
qui pourront être accordées aux clients ou aux fournisseurs (aussi
bien en termes de choix de la devise au contrat que de remise de prix) une protection
contre le risque de change pouvant fortement affecter le prix de revient d'un
produit.
Dernière mise à jour: Sep-2007