L'assurance crédit est une couverture proposée par les compagnies d'assurance qui couvre le risque d'impayé dans le cadre des opérations d'exportation.
L’assurance
crédit est une couverture proposée par les compagnies d’assurance qui couvre
le risque d’impayé dans le cadre des opérations d’exportation.
Elle s’adresse tant aux PME qu’aux multinationales.
Le candidat exportateur
devra tout d’abord compléter un formulaire de données demandant
principalement :
ses pratiques
commerciales (délais de paiement, activités commerciales de la clientèle,
etc.) ;
sa situation
actuelle en matière d’assurance-crédit (contrats existants, échéances,
etc.) ;
une analyse de son
chiffre d’affaires par pays (nombre de clients par pays, pays à assurer,
etc.) ;
une analyse de ses
clients (encours, etc.) ;
une analyse de ses pertes sur les créances commerciales subies dans les pays à assurer.
L’assureur-crédit
envoie alors au candidat une offre sur base des données qu’il lui a fournies.
Si l’exportateur est d’accord, il fait savoir à l’assureur-crédit pour
quel montant il désire que la transaction soit couverte. C’est ce que l’on
appelle la limite de crédit. L’assureur-crédit analyse ensuite s’il
peut accepter le montant de la ligne de crédit demandée, en fonction de la
situation du client de l’exportateur. Au fur et à mesure des paiements de
l’acheteur, le montant de la limite redevient à nouveau disponible pour
couvrir une autre transaction avec ce client. La limite est surveillée en
permanence par l’assureur-crédit.
L’assurance-crédit
applique donc le principe de la globalité sur un même client (et non
sur l’ensemble du portefeuille client de l’exportateur). A partir du moment
où l’exportateur assurance un client pour une transaction, toutes les
transactions suivantes avec ce dernier seront couvertes dans les limites de la
ligne de crédit. Elle veut de la sorte éviter que seuls les mauvais risques
sur un client lui soient confiés. Les exceptions à ce principe de globalité
sont les ventes aux particuliers, les ventes aux organismes publics ainsi que
les opérations qui ne comportent pas de risque réel de crédit (telles que le crédit
documentaire irrévocable et confirmé, la vente
contre remboursement, …).
Si le débiteur ne paie pas à échéance,
l’exportateur dispose d’un délai (variant de 15 à 60 jours), pour remettre
le dossier à l’assureur-crédit, qui mettra en place une procédure de
recouvrement. Si l’assureur-crédit ne parvient pas par cette procédure à ce
que l’exportateur soit payé, il l’indemnisera au pourcentage de couverture
prévu.
La limite de crédit n’empêche nullement l’exportateur de facturer pour des
montants plus élevés, mais il ne sera couvert qu’à concurrence du montant
de la limite octroyée. Il est important de noter également que l’assureur-crédit
peut, à tout moment, réduire ou supprimer la limite de crédit s’appliquant
à un débiteur si la situation de ce dernier se dégrade. Bien entendu,
l’assureur-crédit reste engagé pour les créances consenties avant la révision
de la limite de crédit.
Si vous disposez
d’une bonne connaissance de vos clients, il est possible de faire appel au
système d’autogestion, qui permet à l’assuré d’être couvert sans
devoir demander une limite de crédit à l’assureur-crédit pour chaque
client. Ce système s’applique à certaines catégories de clients dit « non-dénommés »
et pour certains pays spécifiés dans la police. En outre, cette technique
permet d’éviter certains frais d’analyse et de surveillance. Elle est fondée
sur le principe que l’exportateur agit en « bon père de famille »,
reconnaissant qu’au moment de la conclusion du contrat, rien ne laisse présager
d’une défaillance de l’acheteur.
L’assurance-crédit
ne doit pas être confondue avec le factoring, en ce sens que, de manière générale,
l’assureur-crédit ne se substitue pas à l’exportateur dans sa relation
avec son acheteur.
Remarquez qu’il est souvent possible pour l’assuré de transférer ses
droits à un tiers (le plus souvent la banque qui finance la transaction), à
condition d’obtenir l’accord de la compagnie d’assurance. Ce mécanisme
permet d’attribuer le bénéfice des indemnités de la police à un tiers qui
peut alors procéder à l’escompte des factures ou des traites.
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d'assureurs-crédits en Belgique.
1. Prime
La prime recouvre les frais d’études, de surveillance des clients et les éventuels frais en cas de litige. Le montant de la prime dépend de différents éléments tels que le secteur d’activité de l’assuré, la répartition de sa clientèle, les conditions de paiement, la durée des crédits, les pays à couvrir, le nombre de clients à assurer, le chiffre d’affaires à assurer dans chaque pays, le détail des sinistres enregistrés au cours des dernières années, …. Des réductions de primes peuvent être consenties si le nombre d’impayés est faible. Généralement, la prime d’assurance est soit forfaitaire, soit proportionnelle au chiffre d’affaires que l’exportateur réalise à l’exportation.
2. Indemnisation
L’indemnité ne couvre pas la totalité du
sinistre. Elle représente en général entre 70 et 90% du chiffre d’affaires
pour le risque commercial et entre 90 et 95 % pour le risque politique, selon
les polices et les assureurs-crédit. Les
montants couverts sont le plus souvent les créances, les commissions dues aux
agents, la mise en jeu abusive des cautions, les frais
engagés dans l’opération commerciale (stockage, fabrication, …), ainsi que
les frais de récupération de la créance. Cette indemnité est versée au
terme d’un délai permettant à l’assureur de gérer administrativement le
dossier (constatation de l’impossibilité de paiement, constitution par
l’exportateur d’un dossier comprenant les pièces justificatives relatives
à la vente, délai de versement des indemnités, …).
Les assureurs-crédits indemnisent généralement
dans deux cas :
L’opération commerciale
ne peut prétendre à indemnité si la créance est contestée par le débiteur.
Tant qu’il existe un litige entre acheteur et vendeur, l’indemnisation est
impossible.
Après indemnisation, l’assureur-crédit tente
néanmoins de récupérer les créances impayées, les récupérations éventuelles
étant réparties proportionnellement entre l’exportateur et l’assureur-crédit
en fonction de l’intervention de chacun dans la perte.
Les risques couverts ![]()
L'assureur-crédit ne couvre pas systématiquement
tous les types de risques de non-paiement. Nous vous proposons ci-dessous une
classification générale (celle-ci peut légèrement
varier de pays à pays et d'assureur à assureur). Soyez attentif
si vous choisissez ce type de couverture de vous renseigner sur la nature
des risques qui seront effectivement pris en compte en cas d'impayé.
Notez d’ores et déjà
que les assureurs-crédits privés couvrent principalement les risques
commerciaux et les risques politiques dans une certaine mesure. Ils ne veulent
souvent pas couvrir le risque politique sur une longue période de crédit, le
niveau d’incertitude lié à l’opération étant trop important. Pour
pallier aux besoins des exportateurs, les gouvernements de nombreux pays ont mis
en place des organismes de soutien proposant ce type de couverture.
Notez que l’assureur-crédit est soumis en Belgique au contrôle de l’Office
de Contrôle des Assurances et qu’il ne peut pas prendre financièrement
des risques inconsidérés face à des débiteurs très risqués et de longue
durée. Ainsi, comme exprimé ci-dessus, certains risques ne sont pas assurables
par les compagnies d’assurance privées. C’est pourquoi l’Office
National du Ducroire a été mis en place par l’Etat belge pour couvrir ce
type de risque.
1. Les risques commerciaux
3.
Les risques monétaires
Les
compagnies d'assurance-crédit peuvent également intervenir
sur le risque de change.
Des
risques sont systématiquement exclus des assurances-crédit. Il s'agit
principalement des risques liés à une faute de l'assuré,
ou encore à son non-respect des lois en vigueur. Rappelons également
qu'une opération ne peut prétendre à indemnité si la créance est contestée
par le débiteur. Tant qu'il existe un litige entre acheteur et vendeur,
l'indemnisation est impossible.
Activités de conseil
Le recours à l’assurance crédit
s’accompagne le plus souvent d’une collaboration étroite entre l’assureur
et le vendeur. L’assureur-crédit met à la disposition de l’entreprise
les connaissances dont il dispose sur le marché.
Il vérifie par différents moyens le crédit à accorder aux acheteurs
potentiels en analysant leur solvabilité.
Il s’inquiète également du contenu du contrat négocié (conditions
de paiement, clauses annexes, …). L’assureur-crédit
évalue de la sorte le risque de l’opération et accepte de la couvrir,
totalement, partiellement ou pas du tout. Un
assureur-crédit qui refuse de couvrir une opération de vente internationale
constitue un indicateur du niveau de risque élevé de l’opération. De
plus, l’assureur-crédit informe les assurés si la situation financière
d’un client se dégrade alors qu’il bénéficie d’un crédit. De son côté,
l’assuré à l’obligation de communiquer des renseignements précis
concernant son entreprise (chiffre d’affaires, montant des dettes, …). De
plus, il doit informer l’assureur de toute information relative à la créance
couverte (faits aggravant le risque, existence de créances arriérées,
livraisons effectuées, …).
L’entreprise Galler recourt principalement à la technique de l’assurance-crédit
pour se protéger contre le risque de non-paiement. Voyons comment cette
protection est organisée.
Dernière mise à jour: Sep-2007