Le choix d'une technique de couverture du risque de non-paiement

Vous disposez de plusieurs techniques de couverture contre le risque d'impayé, dont le paiement à la commande, le crédit documentaire, la lettre de crédit stand-by, l'assurance-crédit, l'affacturage et le forfaiting.

Quelle couverture choisir parmi celles-ci ? Avant tout, il est important que vous gardiez à l'esprit que le choix de la technique de couverture doit être basé sur une évaluation du risque potentiel de non-paiement auquel votre entreprise est confrontée. Ce risque est fonction de caractéristiques telles que les types de clients (connus ou méconnus de votre entreprise, publics ou privés, ... ), les délais de paiement accordés et enfin la composition de votre chiffre d'affaires (atomisé ou regroupé sur quelques clients, couvrant un petit nombre de pays ou une multitude, ...).

Afin de choisir la (ou les) technique(s) de protection contre ce risque potentiel de non-paiement, nous vous fournissons les deux outils suivants :

 

Quelques règles générales utiles à retenir

Quelques règles générales sont utiles à retenir dans le choix d'une technique de protection :

 

 

Tableau des avantages et inconvénients des différentes techniques de protection

Outre ces règles générales, nous vous fournissons un tableau d'aide à la décision reprenant les avantages et inconvénients des principales techniques de protection contre le risque de non paiement.

Techniques de couverture Avantages Inconvénients
Couverture interne : l'entreprise couvre son risque de non-paiement, au cas par cas si elle le désire.
Le crédit documentaire (crédoc)
  • Technique sûre si le crédit documentaire est irrévocable.  La sécurité est encore renforcée s'il est confirmé.
  • Equilibre des obligations de l'acheteur et de l'exportateur.
  • Gestion administrative très lourde, basée sur la véracité des documents.
  • L’exportateur doit présenter les documents strictement dans les formes indiquées sinon il ne sera pas payé.
  • Technique relativement coûteuse (commission des banques) qui s'applique à des opérations d'un montant relativement important.
Le paiement à la commande
  • Technique de paiement la plus simple et la plus sûre pour l'exportateur (des risques limités subsistent néanmoins comme le risque de non-transfert des fonds).
  • Technique de financement pour l'exportateur
  • Technique commercialement mauvaise car elle traduit un sentiment de méfiance de la part de l'exportateur. De plus, l'importateur supporte tout le poids financier de l'opération.
  • L’importateur demandera souvent une garantie de remboursement d’acompte d’un montant équivalent au paiement effectué.
La lettre de crédit stand-by
  • Technique moins lourde administrativement que le crédit documentaire (gestion documentaire plus légère).
  • Technique supplétive à la carence de l'importateur - ne sera mise en jeu que si celui-ci ne paye pas (dans le cadre du crédoc, celui-ci est mis en jeu quoiqu'il arrive).
  • Technique qui n'offre pas le même équilibre dans les obligations des deux parties que le crédoc, au détriment de l'acheteur.
  • Technique récente : risque de vides juridiques liés à une jurisprudence limitée.
Couverture externe : l'entreprise transmet les risques d'impayés sur un organisme financier moyennant rémunération.
L'assurance-crédit
  • Possibilité de recourir à des services annexes tels que la surveillance de la santé financière des clients et l'analyse de la solvabilité de nouveaux clients.
  • Technique qui peut convenir pour des factures de petits montants.
  • Principe de globalité : l'exportateur est obligé de couvrir toutes les factures répondant aux critères établis par l'assureur-crédit, et pas seulement les mauvais risques.
  • en cas de litige commercial (autre que le non-paiement) avec l'acheteur, l'assureur-crédit ne rembourse pas.  Risque de mauvaise foi.
  • Indemnité qui ne couvre pas la totalité du sinistre.
L'affacturage
  • Gestion administrative, comptable et juridique simplifiée : la société d'affacturage les prend en charge.
  • Couverture totale du risque d'impayés (indemnité de 100% du montant des factures contestées).
  • Peut constituer une technique de financement (85% du montant des factures) et de protection contre le risque de change.

  • Coût relativement élevé.
  • Principe de globalité : obligation de transmettre toutes les créances répondant aux critères établis par la société d'affacturage (les bons comme les mauvais risques).
  • Dépersonnalisation de la relation avec le client : vous ne pouvez pas octroyer de conditions de paiement pour des clients particuliers comme vous l'entendez.
  • Gestion du recouvrement des factures parfois brutale.
Le forfaiting
  • Gestion administrative, comptable et juridique simplifiée.
  • Payement avant l'échéance de la créance.
  • Aucune obligation de globalisation des créances.
  • Suppression des risques de crédit.
  • Constitue une technique de financement et dans une certaine mesure de protection contre le risque de change.
  • Coût très élevé.
  • Technique non utilisable pour les créances sur des acheteurs dans des pays à très haut risque.

Voyons quelle est la politique adoptée par l’entreprise Mac Valves Europe pour se protéger contre le risque de non-paiement.

 

Dernière mise à jour: Sep-2007