Le crédit
documentaire (Crédoc)
Présentation
technique générale | Intervention
d'une seconde banque | Encadrement juridique |
Crédit documentaire et Incoterms | Rôle
des documents | Modalités de réalisation
| Transfert | Coût |
Recommandations
Le crédit documentaire et les
incotermsont des interactions importantes, ces derniers déterminant les obligations des parties (exportateur-client) en matière de transfert des risques et de prise en charge du transport.
De
manière générale, les incoterms
de vente au départ sont mieux adaptés au crédit documentaire.
En plaçant le transfert de risques au passage
du bastingage du navire au port d'embarquement (FOB,
CFR, CIF)
ou lors de la remise au transporteur chargé du transport jusqu’à destination (FCA, CPT,
CIP, ...), ils permettent
au vendeur d'accomplir la totalité de ses obligations et d'obtenir, dès
le départ, tous les documents nécessaires pour se faire payer. On
peut dire en ce sens que crédit documentaire et incoterms de vente au départ
sont conçus les uns pour les autres.
Il n'en est pas de même pour les incoterms
de vente à l'arrivée. La sécurité du vendeur
est en effet menacée dès lors qu'il ne pourra se faire payer au
moyen des documents exigés que lorsque la marchandise se trouvera sur le
navire au port de destination (DES),
ou même à quai du port de destination (DEQ),
ou, pire, chez le client acheteur, non dédouanée import (DDU)
ou dédouanée import (DDP).
Dans ces quatre cas, le transfert de risques est bien lointain, et les documents
qu'obtiendra le vendeur pour utiliser son crédit documentaire arriveront
tardivement.
Outre
cette difficulté temporelle, il est également important dans le
cadre des incoterms de vente à l'arrivée de ne pas faire
dépendre le paiement du crédit documentaire d'un document
émis par l'acheteur (comme par exemple un certificat de bonne
réception des marchandises).
Il serait alors trop aisé, si votre client est peu scrupuleux, qu'il marque une certaine désinvolture dans la transmission de ces documents ou qu'il ne respecte pas les délais fixés dans le contrat de vente qui vous lie, mettant en cause votre remboursement par la banque.
Ainsi, trois règles sont à retenir
quant à l'utilisation des incoterms :
- les
crédits documentaires s'adaptent mal avec les contrats commerciaux
basés sur des incoterms de vente à l'arrivée
- le crédit
documentaire doit être compatible avec l'incoterm choisi (par exemple,
évitez de faire figurer à côté d'une vente
EX WORKSl'obligation de fournir le connaissement maritime pour le transport des marchandises. De même, un connaissement maritime avec la mention « fret payé » sera impossible à obtenir dans le cas d'une vente
FOB)
- l'acheteur
ne doit pas intervenir dans les documents à produire
(on parle de non-ingérence du donneur d'ordre) sous peine de rendre nulle la sécurité du crédit documentaire.
De manière générale, vous vous inquiéterez de l'indépendance de l'émetteur des documents exigés dans le cadre du crédit documentaire par rapport à l’acheteur.
Dernière mise à jour: Sep-2007