Le risque de non-paiement

Un des risques principaux que les entreprises exportatrices courent lors de leurs opérations de commerce international est que leur client n'exécute pas ses obligations, en tout ou partie, alors qu'elles-mêmes se sont engagées vis-à-vis de fournisseurs ou supportent des coûts internes liés à la réalisation du contrat. Ce risque se présente lorsqu'un laps de temps sépare les exécutions des obligations des différentes parties : le vendeur supporte les coûts au fur et à mesure de la fabrication du produit alors que l’acheteur ne paie qu’après la livraison avec un certain délai de paiement. Il ne faut jamais négliger le risque de rupture ou de suspension du contrat avant livraison ou exécution qui aura un impact faible sur l’exportateur si l’acompte versé par l’acheteur est important mais élevé dans le cas contraire qui pourra être sécurisé via un volet de l’assurance-crédit. Après l'exécution de la prestation, le risque fondamental est le non-paiement dont l'origine est peut-être soit le débiteur/client lui-même ou une cause externe comme la puissance publique (embargo), la guerre, l'émeute ou la révolution, une catastrophe naturelle.

Face à ces risques, il est vivement conseillé aux entreprises actives à l'international, d'une part d'évaluer le degré de risque auquel elles sont confrontées, d'autre part de choisir une couverture appropriée. Nous vous proposons d'en examiner six, particulièrement utilisées dans le cadre du commerce international :

Pour clore cette section, nous vous proposons quelques pistes de réflexion à retenir lors du choix d'une technique de couverture.

Pareils instruments peuvent s'avérer particulièrement utiles et efficaces à condition que leur technique soit bien maîtrisée. L'idéal est d'intégrer la gestion de ce type de problématique dans sa dimension financière et juridique dès le stade de la négociation des contrats. C’est souvent le cas dans les entreprises disposant de services financiers et juridiques étoffés. Pour les PME qui ne peuvent disposer d'une telle structure, une certaine prudence s'impose. Elles devront se faire conseiller par leur banquier et/ou assureur-crédit . De plus, il est indiqué de donner la préférence à une politique de diversification des risques sur la clientèle se réalisant à travers des instruments de paiement sécurisés via des organismes financiers et/ou d'assurance.

Dernière mise à jour: Sep-2007