La préparation
de l'expédition de la marchandise
Emballage et marquage
| Contenants

Les contraintes liées à
l'emballage et au marquage

Dès que votre produit risque d'être transporté avec ceux d’autres expéditeurs ou de subir des ruptures de charge lors de son transport, son emballage doit être soumis à différents types de contraintes :
- La protection du produit
-
Le produit doit être à l'abri des chocs et autres agressions mécaniques, des détériorations par agents chimiques, des conditions climatiques (dans le cadre du transport maritime, la marchandise peut être stockée sur le quai d'un port - lors d'un transport dans des wagons ou des remorques de camion en été, la température dans les conteneurs laissés au soleil peut atteindre 60°, ...), des vols et dégradations volontaires, ... Pour un transporteur, un produit est en bon état si son enveloppe extérieure est intacte. Le commanditaire ne recevra donc des dédommagements que si l'emballage présente des dégradations dont la responsabilité incombe au transporteur. Certains emballages sont conçus pour apporter cette preuve : l'enveloppe extérieure est suffisamment fragile pour se déchirer lors d'un heurt violent, mais le produit est également protégé par un sous-emballage spécifique.
Comment les entreprises Galler et
Mac Valves protègent-elles leurs produits durant le transport ?
- L'aptitude à
la manutention - L'emballage doit faciliter le chargement et le déchargement.
Pour transporter des colis, il faut pouvoir les saisir et les maintenir. Si
les dimensions ou le poids dépassent ce qu'un individu peut normalement
porter, des accessoires tels que poignées ou sangles doivent être
ajoutés. De plus, si les manutentionnaires sont relativement bien équipés
en Europe, ce n'est pas forcément le cas pour toutes les destinations.
Avant d'envoyer votre produit groupé en palettes, assurez-vous, par
exemple, que
le lieu de destination dispose des moyens de
manutention
nécessaires !
- L'unité de
charge - Il convient de rechercher la standardisation de l'emballage
et d'essayer de lui donner des dimensions qui soient des sous-multiples des
dimensions internes des ULD
utilisées usuellement dans les conteneurs maritimes et aériens,
palettes, wagons de chemin de fer, camions, ... Même si vous choisissez
le transport en conventionnel, c'est-à-dire en vrac, par colis ou caisses,
le respect de cette contrainte vous facilitera la vie si vous décidez
un jour de passer au transport en ULD ;
- La durée de
conservation - Dans de nombreuses situations, le produit pourrait être stocké
durant une longue période (par exemple en cas de transport par bateau jusqu'aux antipodes, de constitution
de stocks de sécurité de pièces de rechange, de provisions
stratégiques en cas de risques de ruptures de stock, ...). Il est donc
impératif de bien connaître la durée de conservation supplémentaire, résultant des contraintes logistiques.
L’emballage
doit garantir la bonne conservation du produit au terme d’une longue
période de stockage . Si cette durée ne peut être connue, il faudra fixer une date limite de conservation garantie du produit.
- Le poids - Le
coût du transport étant déterminé sur base du poids
et/ou du volume, le plus léger et/ou le moins encombrant est en principe
préférable.
- Le volume - Le
produit ne peut-il être démonté ou adapté de telle
manière qu'il entre dans un volume standard afin de bénéficier
d'un tarif plus avantageux et surtout de meilleures conditions de transport,
de stockage et de manutention ? De plus, si par exemple votre produit doit
être stocké selon une position déterminée de type
"haut - bas", il vaut mieux ne pas se fier uniquement au marquage, mais prévoir
un emballage dont la forme oblige un stockage correct (extrémité
pointue par exemple).
- Les réglementations
-
Les conventions de transport, et la plupart des pays réglementent les emballages et leurs matériaux (bois traités pour la Chine et l’Australie p.ex.) au point de vue de leur marquage.
- Le marquage -
L'emballage devra comporter des mentions telles que le nom, l'adresse, la
qualité de l'expéditeur et du destinataire, les instructions
normalisées concernant la manutention, les indications pour la douane,
le marquage des produits dangereux, ... Ces marquages font l'objet de normes
(nationales) qu'il est conseillé de respecter. Les instructions de
manutention doivent être lisibles, identifiables, indélébiles
et conformes aux réglementations du pays de destination
mais aussi éventuellement des pays de transit. Ces instructions sont, par exemple, Haut, Bas, Côté à ouvrir, Fragile, ou sont représentées par des pictogrammes (un verre = fragile, un parapluie = craint l'humidité, ...). Vous éviterez de mentionner le contenu de l'emballage s’il s’agit de biens de consommation prisés et facilement revendables (articles électroménagers, textiles, cosmétiques, …), en raison de la fréquence des vols. Des estimations chiffrent à 25 % les vols sur le total des marchandises perdues lors du transport.
- L'élimination
des déchets - La plupart des pays européens ont à
l'heure actuelle une législation sévère en matière
de déchets. Les emballages industriels en font partie. Le respect de
cette législation a un coût. L'utilisation de certains matériaux
sera donc à éviter, et particulièrement ceux dont le
recyclage ou la réutilisation est impossible et leur mise en décharge
inévitable.
- Les exigences du client
- Les acheteurs ont souvent des procédures de réception et de stockage des marchandises qu'il faut respecter. L'emballage devra être adapté au transport et à la manutention dont il fera l'objet ainsi qu’aux contraintes internes du client qui figurent dans sa commande ou les spécifications d’expédition qui y sont annexées.
Il convient de sélectionner un emballage résistant et adapté
au moyen de transport car 50 % des pertes en cours de transport sont dues à
des emballages défectueux.
Un mauvais emballage peut conduire à :
- un préjudice
commercial, l'aspect extérieur du produit n'étant alors ni valorisant,
ni sécurisant quant à la qualité de son contenu ;
- un préjudice
financier lorsque le destinataire refuse le paiement ou la prise en charge
de la marchandise ;
- un préjudice
au point de vue couverture des risques, car les assurances refusent d'indemniser
des avaries dues à des emballages considérés comme
insuffisants ou
défectueux.
La
gestion des emballages et du marquage

La problématique des emballages peut être gérée
en interne ou en externe :
- Si l'exportateur réalise
lui-même l'emballage,
il est souhaitable qu’il le soumette à un laboratoire d'essais qui délivrera un certificat attestant des caractéristiques et de l'adéquation emballage/produit. La délivrance de ce certificat
protège l'expéditeur qui est alors certain d'être indemnisé
en cas d'avaries sans que puisse lui être opposé un défaut
d'emballage. La sécurité absolue n'est obtenue que par le certificat
international de garantie de l'emballage dénommé CIGE.
- Si l'exportateur se tourne
vers un
emballeur spécialisé agissant comme sous-traitant, cette formule lui garantit une indemnisation importante
si la responsabilité de l'emballeur est reconnue lors d'un sinistre.
Dernière mise à jour: Sep-2007