Les incoterms
Les incoterms de vente au départ
| Les incoterms de vente à l'arrivée
| L'incoterm DAF | Recommandations
Remarques générales

Les précautions à prendre dans l'utilisation
des Incoterms sont les suivantes :
- Bien connaître
la signification des incoterms et leur sigle.
- L'usage des incoterms est facultatif (aucun texte de loi ne les rend obligatoires). Pour s'en prévaloir, les parties doivent clairement y faire référence dans le contrat de vente en mentionnant bien le lieu convenu. Par exemple : CIF ANTWERP ( BELGIUM) INCOTERMS 2000, ICC.
- Des variantes des incoterms existent et sont susceptibles de porter à confusion. Utilisez ces variantes avec parcimonie sans quoi vous pourriez perdre le bénéfice de la référence aux incoterms. Exemple : Si l’on ne se réfère pas aux incoterms de la Chambre de Commerce International (ICC), on risque aux USA d’être confronté au FOB prévu dans la législation américaine qui comporte six interprétations différentes !
- Faire
suivre le sigle utilisé du lieu de référence (port,
frontière, etc.), information sans laquelle l'incoterm n'a
aucune signification. Exemples : FOB doit toujours être suivi du
port choisi, DAF doit toujours être suivi de la frontière
concernée.
- Tenir
compte du mode de transport. Tous les incoterms ne sont pas utilisables pour
tous les modes de transport. Exemple : pour une expédition
terrestre, le sigle FOB est irrecevable.
- L'incoterm ne règle pas le problème du transfert de propriété de la marchandise, mais uniquement le transfert des risques et des frais entre acheteur et vendeur. Le transfert de propriété est régi par des règles juridiques différentes selon les pays ou par la convention de Vienne.
- Toute déviation à une des obligations de l'incoterm doit être clairement exprimée à côté de celui-ci (ex.: DDP SINGAPOUR TVA non-acquittée - Incoterm 2000 CCI ou en anglais, DDP SINGAPORE VAT NON INCLUDED – INCOTERMS 2000 ICC).
- Lorsque
les parties en présence stipulent dans leur contrat de vente des conditions différentes de
celles de l'incoterm officiel, c'est le contenu du contrat qui
prévaut.
- Dans le cas d'achats "départ", il est impératif pour le client de vérifier que l'assurance transport a bien été souscrite par le fournisseur s'il s'agit d'une obligation requise soit par l'incoterm (seuls les incoterms CIF et CIP faisant mention d'une assurance impliquent la souscription de celle-ci !), soit par le contrat commercial.
- Le choix d'un incoterm démontre le niveau de service que soit votre fournisseur vous apportera, soit vous apporterez à votre client. Il est donc évident qu'une marchandise sera vendue ou achetée à des prix largement différents selon l'incoterm utilisé. Soyez-y vigilant lors de vos négociations et de l'établissement de votre devis ! De même, si vous demandez différentes remises de prix pour un même achat, d'importantes différences de prix peuvent apparaître. Soyez alors attentif aux incoterms qui y sont mentionnés et au degré de service en matière de transport qui est attaché à l'offre.
Consultez notre fiche technique pour comprendre quelle est
l'influence des incoterms sur la structure des coûts et donc sur l'offre que
vous remettrez à votre client.
Il
est primordial, en raison des adaptations régulières des incoterms,
de bien faire attention à la répartition des frais et risques
entre vendeur et acheteur qui peut avoir été modifiée par
rapport aux versions antérieures. Pour être sûr
que la bonne version soit d'application, indiquez dans vos contrats de vente
ainsi que dans toute correspondance entre acheteur et vendeur l'année
des incoterms que vous désirez invoquer. (Par exemple, pour la révision
2000 : INCOTERM (3 lettres) + LIEU (éventuellement le pays) + " INCOTERMS
2000 CCI ").
De plus, les incoterms sont une matière
qui peut s'interpréter en fonction des situations vécues et des
utilisateurs. L'aperçu que nous vous offrons n'est en aucun cas une étude
complète des Incoterms. Nous vous conseillons de toujours vous baser
sur le texte officiel des incoterms dans les publications de la Chambre
de Commerce Internationale (CCI) . Le texte
français est une version officielle et n'est donc pas une traduction
du texte anglais qui pourrait être contestée. Toutefois, la
langue d’origine des incoterms est l’anglais. De plus, il ne faut pas
oublier que les incoterms sont un langage international. Ainsi, utiliser la
version française des incoterms peut s’avérer risqué, tout simplement
parce que vous pourriez ne pas être compris. Nous avons donc fait le choix de
vous les présenter uniquement en anglais, et vous conseillons de toujours
utiliser les incoterms dans cette langue.
Critères de choix

- Pour
les entreprises sans expérience à l'export, la
simplification des opérations logistiques est préférable,
il est dès lors préférable qu'elles se tournent vers les
incoterms EXW, FOB ou FCA.
Voyons que cette politique est celle qui a été
choisie par Mac Valves et Galler en matière d’incoterm.
- Pour les entreprises ayant une expérience à l’export, les incoterms commençant par C sont à privilégier. En effet, ils
permettent la maîtrise du transport principal et par conséquent
des délais et conditions de livraison. En revanche, ils
n'incluent aucun frais sur le territoire de destination, ce qui permet de
ne pas prendre de risque vis-à-vis d'administrations
étrangères (douane). Enfin, un prix utilisant un incoterm en C
autorise à l'acheteur une meilleure comparaison avec les offres
locales.
- Dans le cadre d’un
paiement par crédit
documentaire, l'incoterm
EXW est à proscrire si vous êtes exportateur.
Dans le cadre de cet incoterm, l’acheteur a toutes les obligations du
transport à sa charge. Vous
n’aurez donc pas la maîtrise sur les documents prouvant l’expédition, or
ces documents conditionnent le paiement des marchandises par la banque puisque toute la sécurité de cette technique de paiement repose sur le document de transport.
- L’incoterm
DDP est celui qui fournit les obligations
maximales au vendeur, du pré-acheminement au post-acheminement des
marchandises chez l’acheteur. Cet incoterm met entre autres les formalités
d’importation ainsi que les droits et les taxes qui en résultent à la
charge du vendeur. Il ne doit pas
être utilisé si le vendeur n’est pas certain de pouvoir remplir sans
difficultés le dédouanement à l’arrivée et obtenir la licence
d'importation
ou d’autres documents. Or ce n’est pas
toujours chose aisée dans un pays dont on ne connaît pas l’administration
en place.
-
L’incoterm
EXW met les formalités douanières à la
charge de l’acheteur.
Or il peut être difficile pour l’acheteur de procéder lui-même aux
formalités d’exportation dans le pays de départ.
Sa mise en œuvre du point de vue de l’acheteur peut donc être plus
délicate que pour les incoterms qui ne recourent pas à cette obligation.
Dans la mesure du possible, nous
conseillons à l'exportateur de rester maître du transport (sauf dans
le cas de la vente départ usine avec paiement au moment de l'enlèvement
des marchandises). Cette option permet de garder un contrôle sur les aspects
financiers de la transaction. Prenons un exemple ! Vous vendez des marchandises
à une entreprise américaine sous forme d'un contrat de vente au
départ. La facture doit être payée 30 jours fin du mois de
l'expédition. Nous sommes le 27 septembre. Deux bateaux partent d'Anvers
vers New York le 30 septembre et le 2 octobre. Quel bateau votre acheteur va-t-il
choisir ? Le deuxième évidemment, ce qui lui donnera un crédit
supplémentaire de 29 jours avec une réception des marchandises reculée
de 3 jours seulement ! Le vendeur a tout intérêt à garder
le contrôle des risques affectant ses marchandises jusqu'au moment où
celles-ci sont livrées.
Dernière mise à jour: Sep-2007