Seuls les transports aérien, maritime et routier présentent une tarification qui suit des règles internationales. Les règles de tarification du transport fluvial et ferroviaire sont, quant à elles, aléatoires d'un pays à l'autre. Nous ne nous y attarderons dès lors pas.
1. Les lignes régulières
Les conférences maritimes
fixent les règles de tarification. Le coût du transport de base
est fonction du type de marchandise. Pour le transport maritime, la base de
tarification est 1 tonne = 1 m³. Le coût du transport est
établi en unité payante (PU).
Il n’existe pas véritablement de règles communes pour l’établissement de
ces tarifs. Les principes sont cependant plus ou moins communs.
Pour
les expéditions en conventionnel (sacs, caisses, …), le fret est souvent établi pour un voyage donné,
à l’Unité Payante (UP).
Cette unité payante est la tonne ou le mètre-cube, à « l’avantage
du transporteur » (pour le transport maritime, la base de tarification est
donc 1 tonne = 1 m³). L’expression « à l’avantage du
transporteur » signifie que vous paierez sur la base du plus élevé des
deux chiffres de la masse en tonnes et du volume en m³.
Ainsi, une expédition de 5 m³ et de 4 tonnes sera payée 5 UP, et une
expédition de 3 m³ et de 4 tonnes sera payée 4 UP. On dira que la marchandise
voyage « en léger » dans le premier cas, « en lourd »
dans le second.
Pour
pratiquement toutes les conférences, il existe un minimum de taxation
applicable aux petits colis, et des règles particulières pour certaines
marchandises qui sont taxées à l’unité et non à l’UP (voitures, animaux,
…).
Enfin,
la marchandise de grande valeur est taxée sur la base de sa valeur.
A
ce fret de base, il faut ajouter la prise en compte de la manutention
portuaire selon les cas (les « Conditions de lignes régulières »
(ou « Liner terms ») définissent
la part des frais de manutention incluse dans le fret annoncé), la tarification
des conteneurs et les correctifs (intégrant les variations de prix du pétrole,
des devises, …).
2.
L’affrètement
Le fret de base se négocie en principe librement. Ces taux ne couvrent jamais le chargement et le déchargement réalisés aux frais et risques de l’affréteur sauf indication contraire « hook to hook » qui signifie alors chargement/déchargement compris. De plus, il faudra quelques fois ajouter les frais liés à une immobilisation du bateau supérieure à ce qui est autorisé (le propriétaire du navire limite en effet les temps d’immobilisation du bateau à 24h une fois arrivé au port d’embarquement ou de destination. Le chargement ou le déchargement devant être effectué dans ce délai afin d’éviter que son bateau ne reste trop longtemps à quai par la faute de l’affréteur). On appelle ce dédommagement des « surestaries ».
Le
tarif ULD (Unit Load Device –
Unité de chargement aérienne) :
le tarif ULD est une taxe forfaitaire consentie pour certains trajets.
A ce forfait correspond ce que l’on appelle un poids « pivot ».
Si le poids excède ce poids forfaitaire, les kilos supplémentaires
seront taxés à un tarif très favorable. Le contenant lui-même n’est pas
taxé s’il s’agit d’une unité de chargement avion IATA.
Les
tarifs préférentiels ou Corates (Specific Commodity Rates) :
Il s’agit de tarifs préférentiels calculés en fonction de la catégorie de
la marchandise expédiée à un poids minimum. Les réductions par rapport au
tarif général peuvent être très importantes.
Les intermédiaires spécialisés disposent d’une liste de marchandises
bénéficiant de Corates sur des lignes données.
A
ces frais, il faut ajouter les frais annexes tels que les frais d’enlèvement,
de camionnage, les primes d’assurances, les frais d’émission de documents,
de présentation en douane, de transbordement ou de primes pour marchandises
dangereuses, selon les services demandés au transitaire.
La
règle générale en matière de tarification des transports internationaux de
marchandises par route est celle de la liberté des tarifs.
La concurrence est sévère dans le domaine du transport routier et, pour
les groupages et surtout pour les envois complets, le coût du fret sur un
circuit donné varie de façon très importante d’un transporteur
ou transitaire
à l’autre.
Qui dit « devis moins cher » ne dit pas forcément « service
de moindre qualité » ! En
effet, certains transporteurs peuvent vous faire bénéficier de tarifs
avantageux dans le cas où vos produits seraient acheminés en groupage avec
d’autres produits, ou dans le cas ou le camion ne rentrerait pas à vide, une
fois la livraison réalisée. Aussi
surprenant que cela paraît, à service égal, les remises de prix peuvent
varier parfois du simple au double. Il est intéressant dans ce cas de se
renseigner auprès du transitaire pour connaître les conditions qui justifient
les différences de prix.
La
convention internationale en matière de transport ferroviaire CIM ne prévoit
aucun tarif commun aux Etats signataires. Les règles de tarification peuvent être très différentes d’un pays à
l’autre. Ainsi, deux cas de
figure peuvent se présenter :
absence
de tarif commun :
principe des « tarifications nationales soudées » : le prix
global du transport est établi en appliquant au transport dans chaque pays les
règles de calcul qui lui sont propres, en pratiquant ensuite une opération de
change. Pour
les destinations lointaines, il peut être intéressant de tester plusieurs
destinations, les itinéraires détournés pouvant être plus intéressants ;
existence
d’un tarif bilatéral (2 pays) ou multilatéral (plus de 2 pays) :
ce type de tarif concerne, dans le premier cas,
tout type de marchandises, et dans le second cas un type particulier de
marchandises. Les tarifs de ce genre deviennent progressivement plus simples
car ils établissent une tarification indépendante des tarifs intérieurs des
pays traversés et des kilométrages effectués dans chacun d’entre eux.
Seul le kilométrage total entre en jeu.
Les
tarifications sont différentes d’Etat à Etat.
De manière générale, la concurrence pour ce type de transport est très
forte et des taux de fret très bas peuvent être obtenus, ce qui rend ce type
de transport compétitif.
Quelque
soit votre choix de transitaire, et avant de le fixer de manière définitive,
une demande de prix de transport peut être adressée auprès d’intermédiaires
de transport sur un formulaire de demande de cotation. Cette demande est entièrement
gratuite et ne vous engage en rien. L’idéal est de contacter au moins trois
transitaires et de mettre leur devis en concurrence.
Dernière mise à jour: Sep-2007