Les coûts
Coût de revient export |
Allocation des frais fixes | Escalade
des prix | Exemple
Le
prix de vente final d'un produit exporté est souvent plus
élevé sur les marchés étrangers que pour un
même produit sur le marché domestique
.
Ce phénomène fréquemment rencontré dans le cadre de
l'exportation est qualifié
d'escalade
de prix
.
Cette
augmentation
significative et progressive
du
prix de vente final lors d'une exportation peut résulter en un prix non
concurrentiel.
Les produits Galler subissent le phénomène d'escalade des prix sur certains
marchés étrangers.
L'escalade
des prix survient essentiellement en raison de la distance physique et
économique entre l'exportateur et le consommateur lors des
opérations internationales. Cette distance induit :
- des
étapes
supplémentaires
,
chacune comportant un coût fixe ;
- un
niveau
de complexité des procédures plus important
que dans le cadre d'une vente domestique. Cette complexité est
liée aux spécificités des marchés étrangers
en matière de langues, d'habitudes commerciales, de contextes
légaux, et de préférences des consommateurs.
Toutes
ces spécificités impliquent des coûts additionnels que
l'exportateur doit intégrer dans son
coût de revient export
:
- les coûts
d' assurance ;
- les frais
de transport et d'expédition , plus importants que sur le
marché domestique étant donné les plus grandes distances
parcourues ;
- les frais
d'études de marché ;
- les frais
d'adaptation technique et commerciale des produits ;
- les frais
d' emballages et de manutention
spéciaux ;
- les frais
de traduction ;
- les frais
opérationnels du département export ;
- les frais
de préparation des documents
spécifiques dont les documents douaniers ;
- les droits
de douane et taxes d'importation , forcément inexistants
sur le territoire national ;
- les frais
de couverture des risques de non
paiement et de change
;
- les taxes
locales
telles que la TVA ;
- les coûts
de distribution
plus importants puisque les réseaux de distribution à
l'étranger sont généralement plus longs. Ceci peut
s'expliquer d'une part par les distances plus importantes et d'autre part, par
le nombre accru d'intermédiaires commerciaux auxquels l'exportateur doit
faire appel afin de bénéficier de leur connaissance du
marché visé et des pratiques commerciales en vigueur. Or, chaque
niveau de distribution répercute ses marges
sur le prix de revient export. Si l'exportateur allonge son réseau
d'intermédiaires ou ajoute des dépenses, le prix pour le
consommateur en sera augmenté. Par exemple, si le coût de
production est de 10€ et la marge est de 50%, le prix de vente final sera
de 15€. Si les coûts de production augmentent à 14€ et
la marge reste de 50%, le prix sera de 21€ et non de 19€ .
L'exportateur
ne peut ignorer ce phénomène. Faute d'avoir intégré
préalablement cette donne dans la réflexion sur les prix, un produit
apparemment exportable pourrait se révéler non concurrentiel à
l'étranger par rapport aux produits locaux à cause d'un prix de
vente final trop élevé. L'entreprise doit donc s'interroger sur
la capacité des consommateurs locaux à payer ce niveau de prix pour
se procurer le produit et sur l'effet positif ou négatif qu'il induira
sur le volume de demande.
Afin
de minimiser le montant de l'escalade des prix, l'entreprise exportatrice peut
mettre en oeuvre différentes actions, parmi lesquelles :
- rechercher
un mode de transport
moins coûteux ;
- sélectionner
un marché sur lequel les droits de douane sont moindres ;
- expédier
des produits modifiés ou non assemblés ce qui peut diminuer
les coûts de transport ainsi que les droits de douane ;
- rationaliser
les circuits de distribution et éliminer les intermédiaires
commerciaux qui s'avèrent inutiles, en vendant, par exemple, directement
aux grossistes ou aux gros détaillants. L'élimination de certaines
étapes ne peut se faire que sur base d'une étude de marché.
Par ailleurs, elle ne permettra de diminuer les coûts de distribution
que si vous êtes aptes à réaliser vous-même efficacement
les fonctions éliminées ;
- vendre moins
cher ses produits aux distributeurs afin de diminuer l'effet multiplicateur
de leurs marges ;
- produire une
version plus économique du produit (par exemple : une version
simplifiée ou dans un emballage réduit) afin d'en réduire
le coût de production et donc l'effet multiplicateur de toutes les marges
successives ;
- considérer
les coûts marginaux dans la tarification
export ;
- produire
dans le marché étranger visé afin d'éliminer
toutes les étapes intermédiaires. Cette solution implique un
investissement direct assez important ou la formation d'une alliance stratégique
(joint venture, licence, ...) pour lesquels les PME ne sont pas forcément
prêtes ;
- négocier
avec ses distributeurs et agents des modes de commissionnement qui ne
sont pas directement liés aux prix de vente de l'entreprise (ex : par
des commissions liées aux quantités) ;
- ...