Pour
en connaître plus sur les documents pré-contractuels et sur leur
portée juridique, ne manquez pas la section relative à la présentation générale des contrats internationaux.
L'offre
commerciale
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A
l'origine de toute convention, il y a une offre qui manifeste clairement
la volonté de contracter. Elaborer une offre attrayante et
précise est donc un élément clé du processus de
vente. Qu'elle soit faite sur l'initiative du vendeur, ou en
réponse à la demande d'un client étranger, elle
constitue le premier engagement de l'entreprise à fournir un
produit ou une prestation dans le cadre de conditions définies.
1.
Les caractéristiques de l'offre
L'offre
doit être suffisamment précise, ferme et dépourvue
d'ambiguïté pour que l'acceptation de son destinataire
suffise à former le contrat. Sa rédaction doit observer un
certain nombre de précautions car elle est la base du contrat de vente.

Dans ce contexte, le vendeur
veillera à ne pas
« lancer des offres en l'air ». En effet, dans la majorité des
droits, une offre suppose qu’il n’y a plus besoin que de l'acceptation pour
que le contrat se forme. Il suffit donc que l'autre partie accepte l’offre,
pour autant que celle-ci soit ferme et précise (contenant les éléments
essentiels du contrat, à savoir l’objet, le prix et la quantité, sans réserve
d’agrément) pour que le contrat soit conclu.
2.
La facture pro-forma
La facture pro-forma est un support fréquent
de l'offre commerciale. Elle est rédigée lorsque :
Eléments constitutifs de la facture pro-forma |
|
| Les
parties au contrat |
Inscrire les coordonnées exactes des parties contractantes avec si possible le nom des représentants respectifs de chaque société. |
| L'objet |
Etablir une description détaillée du produit ou service, avec tous les aspects techniques et les détails de conditionnement (volume, poids et emballage). Evitez les expressions ambiguës telles que le mot « livraison » qui peut désigner pour le vendeur la date à laquelle il expédiera la marchandise et pour l'acheteur la date à laquelle il la recevra. |
| Les modalités de transport | Déterminer
l'incoterm, le mode
de transport et des délais précis de livraison. |
| Le
prix |
Le prix doit être détaillé (prix unitaire, ...), ferme et définitif, afin d'éviter tout malentendu. L'acheteur et le vendeur doivent définir à ce moment le mode de règlement. Vous retiendrez cependant que dans une vente à l'arrivée, il est préférable pour le vendeur de ne pas indiquer le détail du coût du transport si le délai qui sépare l'offre de l'expédition de la marchandise est long. Enfin, les parties veilleront à utiliser le code international des monnaies pour ne pas s'exposer à des contentieux inutiles et coûteux (BEF pour les francs belges, FRF pour les francs français, ...). |
Pour les ventes hors Union Européenne, la chocolaterie Galler recourt largement
à la facture pro forma.
3.
L'acceptation de l'offre
L'acceptation
de l'offre constitue l'accord du client et permet de conclure le
contrat de vente. Le contrat se concrétise seulement au moment où
l'offre est suivie d'une acceptation. Tant qu'elle n'a
pas lieu, l'offre peut être rétractée. Une
acceptation doit idéalement être transmise sous une forme écrite afin que le
vendeur obtienne une certaine garantie et se constitue une preuve en cas de
litige. Dans ce cas précis, l'acceptation prend la forme
d'un bon de commande ou d'un contrat.
L'acceptation
orale n'est pas conseillée du fait de l'absence de preuve,
à moins que le contrat soit simple et qu'il soit
exécuté par des personnes loyales et de bonne foi. Malgré
tout, une confirmation écrite est toujours recommandée.
Attention, en cas de litige, l'acceptation par télex ou par fax ne
constitue pas toujours une preuve suffisante. Les entreprises ont ainsi recours
à des contrats-types pour formaliser l'accord des deux parties.
Les contrats-types sont des moyens pratiques mais ils présentent
l'inconvénient de ne pas être négociables. Le moyen
le plus sûr, mais aussi plus coûteux en temps, est
d'établir des contrats sur mesure pour chaque client.
Dans certaines législations, le silence peut valoir acceptation. Un
acheteur prudent refusera donc de façon explicite toute offre
effectuée dans le cadre de négociations ou formulera une
contre-proposition.
Les
conditions générales de vente export
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Les
conditions générales de vente export (CGVE) permettent aux
entreprises de définir le cadre juridique de leurs rapports commerciaux.
Elles définissent les droits du vendeur et lui permettent de
défendre ses intérêts vis-à-vis des
acquéreurs probables de ses produits. Elles sont dès lors propres
à chaque exportateur.
Les
conditions générales de vente ne font, en tant que telles,
l'objet d'aucune réglementation spécifique et
s'analysent comme partie de l'offre faite à une personne
indéterminée. Elles permettent de
définir à l'avance le cadre juridique applicable à
chaque commande, ce qui évite d'avoir à élaborer des
dispositions contractuelles pour chaque affaire.
1.
Caractéristiques des CGVE
Elles
doivent être rédigées de manière claire et
dépourvue d'équivoques, soit dans la langue du pays de
l'acheteur, soit en anglais. L'exportateur doit aller à
l'essentiel et se pencher sur les éléments les plus
importants tels que les conditions de paiement, les modalités
liées au règlement des litiges, l'étendue de sa
responsabilité, le traitement des réclamations.
Pour
protéger les intérêts financiers des entreprises et
harmoniser les opérations commerciales des organisations
professionnelles, des organismes internationaux ont rédigé des conditions générales
de vente export. Ces dernières, qui ne peuvent être
énumérées en raison de leur nombre très
élevé, peuvent être classées selon trois
catégories :
Toute entreprise désireuse d'exporter doit se renseigner
auprès de l'organisation professionnelle à laquelle elle
est affiliée pour savoir si des CGVE propres à son secteur d'activités ont été
rédigées.
2.
Principes de rédaction
Les CGVE sont soumises au régime juridique du pays vers lequel vous
exportez. Leur interprétation dépendra donc du pays acheteur.
Renseignez-vous à ce propos afin de connaître la portée des
CGVE dans le pays de l'acheteur.
3.
Acceptation des CGVE
Les
CGVE communiquées dès le stade de l'offre permettent de
définir au plus tôt le cadre juridique applicable au futur
contrat. Si tel n'est pas le cas, le vendeur doit les communiquer avant
la conclusion du contrat, sans quoi elles seraient considérées
comme juridiquement inefficaces. Ainsi, l'énumération des
conditions générales sur les factures commerciales est
juridiquement inefficace puisqu'elle intervient après la
conclusion du contrat.
En
droit, les conditions générales ne seront applicables que si le
client les a acceptées (expressément ou
tacitement). Les conditions de cette acceptation peuvent varier selon les pays.
En tant qu'acheteur vous devez être vigilant car dans certains
pays, le silence de l'acheteur peut être considéré
comme une acceptation. Pour le vendeur, la situation idéale est celle
où le client accepte les CGVE de manière expresse, facilitant de
la sorte la preuve de cette acceptation. Il est préférable
d'obtenir la signature du partenaire accompagnée du cachet de son
entreprise sur la facture pro-forma ou le bon de commande. A défaut, le
vendeur peut renvoyer une confirmation de commande rappelant les CGVE.
Si vous êtes acheteur et que vous êtes confronté lors de la
réception de la facture à des CGVE que vous n'avez pas
acceptées ou dont vous n'avez même pas été mis
au courant, réagissez ! Elles peuvent, par exemple,
déterminer un tribunal compétant étranger, ce qui ne
serait pas forcément dans votre intérêt.
4.
CGVE et conditions générales d'achat
Certains
pays imposent des conditions générales d'achat. Par nature, elles sont opposées
aux conditions générales de vente, les conditions
générales de vente protégeant le vendeur et les conditions
générales d'achat protégeant l'acheteur.
Ainsi, dans la plupart des cas, les deux parties doivent négocier et
analyser les conditions générales au regard du droit qui gouverne
le contrat.

Le
problème posé ici est d'une extrême
complexité. Les lignes directrices suivantes peuvent cependant
être rappelées :