Les litiges internationaux revêtent une complexité plus importante que les conflits ayant lieu entre des entreprises de même nationalité, appliquant leur droit national devant leur juridiction nationale. En effet, imaginez que vous soyez en conflit avec un acheteur iranien. Ne pensez pas que le conflit qui vous oppose se résoudra systématiquement devant vos tribunaux nationaux, en application de votre loi nationale, et encore moins qu'il pourra être tranché devant un tribunal international, appliquant une loi internationale universelle !
Les règles qui régissent les litiges internationaux sont tantôt d'ordre national, tantôt d'ordre international. Mais ces questions peuvent également être réglées par les parties dans le contrat grâce au principe de l'autonomie de leur volonté qui leur permet d'édicter elles-mêmes les règles applicables à leurs relations contractuelles. Ainsi, les parties peuvent au travers de leur contrat faire le choix du droit applicable et du tribunal compétent en cas de litige. De plus, si elles le désirent, elles peuvent substituer un litige à la compétence du juge national et le soumettre à un juge privé. C'est ce que l'on appelle l'arbitrage. Au terme du jugement, si l'entreprise obtient une décision en sa faveur, se pose encore la question de savoir comment faire appliquer cette " sentence ". Pourrez-vous opérer une saisie en Iran sur base d'un jugement rendu par un juge français ou par un juge privé ?