Les
dix règles d'or
(Source : Executiveplanet)
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Le
monde du travail ![]()
1.
L'éthique du travail à
l'italienne
Les Italiens
travaillent pour vivre et non l'inverse. Profiter au maximum de la vie en
consacrant beaucoup de temps à sa famille et aux amis est une valeur
largement partagée. L'argent permet certains plaisirs, mais ce
n'est pas une fin en soi. Les Italiens font bien la distinction entre vie
professionnelle et vie privée. La plupart des Italiens travaillent juste
ce qu'il faut pour répondre aux besoins de la famille, et ceux qui
travaillent dur n'écartent pas pour autant tout amusement. Etre
propriétaire de sa propre affaire est tenu en haute
estime.
2. Les cordées
de montagne
Dans les entreprises,
la hiérarchie est toujours respectée. Les sociétés
sont souvent organisées selon une chaîne d'autorité
horizontale baptisée « cordata ». Pour un
étranger soucieux de comprendre et de pénétrer la structure
décisionnelle d'une entreprise italienne, il est
préférable d'avoir un contact fiable qui connaît la
structure interne de cette
société.
Les hauts
dirigeants d'une société en sont les mentors et sont
respectés comme tels. Les chefs d'entreprise ne
« copinent » pas avec leurs subordonnés et ne se
sentent pas obligés de les tenir informés des grandes
décisions en cours. Les employés doivent faire leurs preuves avant
d'être acceptés dans le cercle intime. Le leadership
n'est pas consigné dans un programme. Les cadres supérieurs
ont tendance à se montrer autocratiques aussi bien avec leur propre
équipe qu'avec les personnes extérieures, et ne
délèguent pas facilement l'autorité ou les
responsabilités.
3. Les
cartes de visite
Qu'ils
soient députés ou professeurs de grande renommée, tous les
Italiens jouissant d'un certain pouvoir s'attendent à
bénéficier d'un traitement de faveur. Les Italiens se vexent
parfois devant ce qu'ils prennent pour des insultes ou une trop grande
familiarité. Pour ne pas commettre d'impairs, n'appelez
jamais une personne par son prénom et utilisez son titre et nom de
famille à chaque fois que vous vous adressez à elle, que ce soit
oralement ou par écrit.
Si
quelqu'un possède un titre de noblesse, employez-le, du moins au
début. En cas de doute, mieux vaut opter pour plus de formalisme. Le
titre le plus courant est « dottore », très
utilisé par les diplômés en médecine, en
ingénierie, en finance et en droit, entre autres. D'autres titres
existent tels que, par exemple, « Architetto »,
« Ingegnere », « Cavaliere » et
« Commendatore ». Si vous ne connaissez pas le titre
d'une personne, dites « Signore » (Monsieur),
« Signora » (Madame) ou « Signorina »
(Mademoiselle). Dans le monde des affaires, les femmes sont
généralement appelées « Signora »,
qu'elles soient mariées ou
non.
Aussi fiers que les Italiens
soient de leur statut, ce serait les insulter que de leur demander leur
profession dans un contexte privé. C'est pour cette raison que
l'on n'échange jamais de carte de visite professionnelle dans
un contexte privé (les cartes de visite doivent être traduites en
italien au verso). On accepte toutefois les cartes où ne sont
imprimés que le nom de famille et
l'adresse.
Nouer
des contacts ![]()
Le
« clientelismo » est la clé de la
réussite en affaires en Italie. Cette pratique consiste à accorder
une faveur en échange d'une autre faveur, à
« glisser un mot » ou à demander à un membre
de la famille de le faire pour vous. Dans le monde des affaires italien, les
relations personnelles sont essentielles. Elles reposent sur l'honneur, la
loyauté et la confiance. Il faut du temps pour établir cette
confiance. Les étrangers habitués aux relations d'affaires
impersonnelles à court terme doivent adapter leur démarche. Mais
le temps investi porte ses fruits. Vous bénéficierez de certaines
faveurs et vous découvrirez un engagement personnel plus précieux
que l'argent, les compétences ou l'expérience (qui
restent toutefois des éléments déterminants pour instaurer
ce type de relation).
1. Les
différences de classe
Les
Italiens sont fortement attachés à leur statut familial,
régional, financier et professionnel, ce qui pousse parfois à trop
de snobisme. En Italie, étant donné que l'instruction
conditionne souvent la distinction des classes, il est particulièrement
important d'être cultivé et très versé dans les
arts. En affaires, le mieux est d'entretenir des relations avec une
personne du même niveau hiérarchique. Si vous êtes un cadre
moyen, contactez votre homologue, pas son supérieur. De la même
manière, le PDG d'une société étrangère
ne doit pas consacrer trop de temps à un Italien qui pourrait être
son subordonné.
2. Les
lettres de recommandation
Les
Italiens apprécient les recommandations et les requêtes
écrites. Prendre son téléphone et appeler
« à froid » ne vous mènera pas loin. Pour
toutes les transactions, quelle que soit leur importance, il est
nécessaire de rédiger un courrier (pour vous présenter et
soumettre vos propositions et vos références). Assurez-vous que
vous employez la totalité du titre du destinataire. Rappelez-vous que la
plupart des sociétés sont fermées en août. Si vous
écrivez pour demander un rendez-vous mi-juillet, vous risquez de ne pas
avoir de réponse avant
septembre.
Les
hommes d'affaires italiens ne se déplacent que pour les salons
spécialisés dans leur branche et pour des
manifestations/évènements de prestige. Le premier contact devra
dès lors se faire le plus souvent au siège de l'entreprise
italienne.
La perception et
la gestion du temps ![]()
Les
Italiens se soucient assez peu du temps. D'un côté, ils ne
sont pas spécialement ponctuels, mais de l'autre, ils estiment que
la ponctualité est une marque de respect et considèrent un retard
délibéré très malpoli. En revanche, ils ont tendance
à annuler le rendez-vous à la dernière minute ou à
reporter des questions à l'ordre du jour à la réunion
suivante.
Le meilleur moyen d'y
remédier est de prendre vos rendez-vous longtemps à
l'avance, de les reconfirmer une heure ou deux avant l'heure dite,
et d'être ponctuel (surtout dans le Nord). Le programme des visites
doit donc être souple.
Négocier avec les
Italiens ![]()
Ouverts et charmants,
les Italiens aiment l'art des affaires et en apprécient les
règles. Leur décontraction dans les négociations signifie
que les ordres du jour peuvent changer et que des réunions impromptues
peuvent s'avérer essentielles. Les déjeuners peuvent
également se révéler être des moments
importants.
Un étranger tirera
avantage à connaître les subtilités de la région dans
laquelle il va travailler car elles lui fourniront des indices précieux
concernant le mode de pensée de ses
interlocuteurs.
1. Les
techniques de négociation

Les
heures d'ouverture des
bureaux ![]()
Pour le secteur
privé :
Les heures
d'ouverture habituelles des bureaux en Italie sont :
© Centre de Recherche PME et d'Entrepreneuriat – AWEX – 2001