Au niveau du dédouanement, la chocolaterie Galler est soumise à des obligations particulières étant donnée la nature périssable de ses produits. Les exigences au niveau de ce dédouanement varient de pays en pays, étant plus ou moins contraignantes selon les destinations.

La région qui demande le moins d’obligations est l’Union Européenne. Il n’y a aucun document particulier à produire par l’entreprise ni de dédouanement.

Les exportations vers les Etats-Unis correspondent à une situation intermédiaire. Il n’y a qu’un dédouanement dont le transporteur prend la charge. La gestion douanière de l’entreprise est donc limitée à l’obtention d’un certificat d’origine auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Liège.

Pour le Japon, le degré de complexité augmente d’un cran. Les marchandises sont soumises à un double dédouanement, au départ et à l’arrivée. Ce pays est un des plus stricts en matière de normes sanitaires. Pour dédouaner la marchandise, l’entreprise est obligée de produire quatre types de documents :





Pour les pays du Golfe, le processus se complexifie d’un point de vue administratif. Prenons l’exemple des exportations vers le Qatar. Le certificat sanitaire et le certificat d’origine doivent être visés par la Chambre de Commerce de Liège ainsi que par la Chambre de Commerce Belgo-Arabe. Les documents doivent également être visés par l’ambassade du pays de destination. La difficulté réside dans le fait qu’il n’y a pas d’ambassade du Qatar en Belgique. L’entreprise doit donc s’adresser à l’ambassade d’Arabie Saoudite pour obtenir leur légalisation. En temps normal, l’entreprise ne connaît pas de difficultés. Mais lorsqu’il s’agit de denrées hautement périssables comme les pralines (qui ont une durée de vie moyenne de 6 semaines), l’ambassade peut refuser d’apposer son cachet sur les documents. Dans un tel cas, Galler doit se tourner vers les autres ambassades des pays de la région du Golfe jusqu’à ce que l’une d’entre elle accepte de viser les documents. Celle qui accepte doit ensuite les renvoyer à la chambre Belgo-Arabe qui les transmet à nouveau à la Chambre de Commerce de Liège. Il faut donc compter un délai minimum d’une semaine pour obtenir les documents conformes. Notons que ceux-ci ne peuvent être réalisés qu’une fois l’exportation produite et l’inspection par le Ministère de la Santé publique belge effectuée. La durée totale de cette gestion administrative est de l’ordre d’une semaine et demi, ce qui présente une durée énorme étant donnée la durée de vie moyenne de certains produits Galler (6 semaines dans le « pire » des cas).