Au niveau du dédouanement, la
chocolaterie Galler est soumise à des obligations particulières
étant donnée la nature périssable de ses produits. Les
exigences au niveau de ce dédouanement varient de pays en pays,
étant plus ou moins contraignantes selon les
destinations.
La région qui
demande le moins d’obligations est l’Union Européenne. Il
n’y a aucun document particulier à produire par l’entreprise
ni de dédouanement.
Les
exportations vers les Etats-Unis correspondent à une situation
intermédiaire. Il n’y a qu’un dédouanement dont le
transporteur prend la charge. La gestion douanière de l’entreprise
est donc limitée à l’obtention d’un certificat
d’origine auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Liège.
Pour le Japon, le
degré de complexité augmente d’un cran. Les marchandises
sont soumises à un double dédouanement, au départ et
à l’arrivée. Ce pays est un des plus stricts en
matière de normes sanitaires. Pour dédouaner la marchandise,
l’entreprise est obligée de produire quatre types de
documents :
- la liste des ingrédients dans le
détail pour chaque produit qui est exporté vers cette
région, et ceci pour chaque commande. Sachant que la gamme Galler
comprend plus de 20 produits, on imagine le travail que ce type
d’obligation requiert. De plus, une fois arrivés au Japon, les
produits subissent un test en laboratoire, notamment pour vérifier que
les listes d’ingrédients correspondent effectivement à la
réalité ;
- la « production chart flow »
c’est-à-dire la description du processus de fabrication pour chaque
produit exporté ;
- un certificat sanitaire par expédition
délivré par le Ministère de la santé publique belge.
L’inspecteur des denrées alimentaires vérifie pour chaque
expédition si les documents précités sont en
adéquation avec les marchandises. Il est de plus susceptible de
prélever des échantillons pour effectuer des tests sanitaires
sur ceux-ci ;
- le certificat d’origine est quant à
lui délivré par la Chambre de Commerce et d’Industrie de
Liège. Cet organisme doit également légalisé le
certificat sanitaire.
Pour
les pays du Golfe, le processus se complexifie d’un point de vue
administratif. Prenons l’exemple des exportations vers le Qatar. Le
certificat sanitaire et le certificat d’origine doivent être
visés par la Chambre de Commerce de Liège ainsi que par la Chambre
de Commerce Belgo-Arabe. Les documents doivent également être
visés par l’ambassade du pays de destination. La difficulté
réside dans le fait qu’il n’y a pas d’ambassade du
Qatar en Belgique. L’entreprise doit donc s’adresser à
l’ambassade d’Arabie Saoudite pour obtenir leur légalisation.
En temps normal, l’entreprise ne connaît pas de difficultés.
Mais lorsqu’il s’agit de denrées hautement périssables
comme les pralines (qui ont une durée de vie moyenne de 6 semaines),
l’ambassade peut refuser d’apposer son cachet sur les documents.
Dans un tel cas, Galler doit se tourner vers les autres ambassades des pays de
la région du Golfe jusqu’à ce que l’une d’entre
elle accepte de viser les documents. Celle qui accepte doit ensuite les
renvoyer à la chambre Belgo-Arabe qui les transmet à nouveau
à la Chambre de Commerce de Liège. Il faut donc compter un
délai minimum d’une semaine pour obtenir les documents conformes.
Notons que ceux-ci ne peuvent être réalisés qu’une
fois l’exportation produite et l’inspection par le Ministère
de la Santé publique belge effectuée. La durée totale de
cette gestion administrative est de l’ordre d’une semaine et demi,
ce qui présente une durée énorme étant donnée
la durée de vie moyenne de certains produits Galler (6 semaines dans le
« pire » des cas).